Atelier philo du 27 février 2026
Les
souvenirs, la mémoire
Ont participé : Simon, François, Raphaël,
Angel, Sacha,
Mathieu, Félix
Technicien : Paolo
Animateur : Jean
Aujourd'hui, on a abordé le thème des souvenirs, de la mémoire. C'était une
proposition d’Angel. On s'est demandé
qu'est-ce que c'est les souvenirs ? à quoi ça sert ? comment ça se
forme ? etc.
Simon : Si on avait pas de souvenirs, on oublierait tout : le nom
des personnes, comment manger, comment
dormir… on serait même pas là. C'est le cerveau qui transmet tout très vite. C'est
pour nous rappeler ce qu'on a fait dans notre jeunesse. La mémoire, c'est plein
de petits dossiers, de petits tiroirs, et ils ont chacun un truc précis à faire,
par exemple : les voyages, ou comment c'était quand j'avais 3 ans, ou
quand j'avais un an où je marchais à 4 pattes.
Paolo rappelle un souvenir un de ses souvenirs d'enfance :quelqu’un
avait frappé son père qui est tombé à terre en Haïti.
Simon interroge : C'est quoi votre souvenir le plus précieux ? Paulo
répond tout de suite : « c'est quand j'ai écrit avec un ordinateur ! »
Mathieu se rappelle quand il a appris à parler avec l'aide des chevaux. Il
rappelle qu'il avait un trouble du langage et qu’il lui a fallu faire l'effort
de parler pour indiquer au cheval quand il faut avancer, s'arrêter, tourner etc.
Et c'est ça qui l'a amené à prendre la parole.
Raphaël : Les souvenirs, c'est pas juste dans la mémoire parce qu’on
peut aussi écrire et prendre des photos et ça, ça nous aide à nous souvenir. Et
puis, les souvenirs ça aide aussi à la motivation. Le souvenir des bons moments
ça nous aide à passer d'autres moments où par exemple on s'ennuie ou qui sont
moins agréables.
François : Je me souviens des souvenirs de ma jeunesse, de l'expo 67
avec mes parents. Un pavillon dont j'ai
oublié le nom où on pouvait sentir des odeurs de fromage fort qui sentait très mauvais.
J'ai aussi vu un film là-bas un film de Walt Disney hein dans un carrousel
à 360° sur le Canada. Je me souviens aussi d'être allé à La Ronde avec mes
parents : les autos tamponneuses, la belle vue qu'on avait de Montréal à
partir de la grande roue.
Et c'est là qu'on on se dit : pourquoi on se souvient pas de tous les
détails ? Tout le monde ne se souvient pas de la même chose quand on est
au même endroit dans le même événement
Et Félix répond : c'est comme si la mémoire pouvait être cassée comme
un petit peu un casse-tête incomplet ou un film qui aurait été un peu rayé,
abîmé. Félix se rappelle par exemple comment il aimait une série télé en 2004-2006
dont le créateur avait dit malencontreusement dans un entretien que l'autisme
est une maladie qu'il faut guérir. C'est une phrase qui avait blessé Félix mais
il ajoute : Si j'avais pas eu des bons souvenirs de l'œuvre de cet
artiste-là,… ça m'a fait de la peine mais je dissocie quand même l'œuvre de
l'artiste et je garde un bon souvenir de l'œuvre.
Sacha nous parle de son souvenir de la COVID en 2020 mais il nous parle
aussi en 2026 des belles choses qui s'en viennent comme par exemple, très
bientôt, l'exposition D'un œil différent. Ça nous amène à remarquer que les
souvenirs ça nous aide aussi à avoir envie de nous projeter dans la suite. On a
un bon souvenir de D'un œil différent les années précédentes, on attend avec
impatience la prochaine édition qui va être au mois de mars. Et c'est un bon
souvenir pour Sacha parce que c'est une occasion où il a eu des belles
félicitations sur son art, sur son chant etc.
Angel : « Les souvenirs, c'est un peu comme sur un ordinateur. Mais
les mauvais souvenirs, moi je les efface, je les mets à la poubelle. Si tu veux pas les effacer, il faut avancer
quand même ». Son bon souvenir,
c'est d'être allé voir sa famille au Guatemala parce qu'une famille tu ne peux
pas la rejeter. Et là, Angel ouvre sur
une autre perspective : « ma grand-mère avait perdu la mémoire mais
nous, sa famille, on se souvient des choses qu'on a faites avec elle. Donc, on
conserve, nous sa famille, la mémoire de cette grand-mère, les souvenirs de
cette grand-mère. Et cette grand-mère disait :
« Efface les mauvaises choses, pense aux bonnes ! »
Félix : Je donnais un surnom à mon grand-père quand j'étais petit. J'étais
le seul qu’il autorisait à faire cela, comme une sorte de privilège. Avec ce
souvenir, je repense à mon grand-père parce que c'était lié à une chanson dans
une série et à chaque fois que j'entends quelque chose qui a évoque cette série,
cette chanson, ça me fait penser à mon grand-père. Ça veut dire qu'il y a des éléments qui
viennent réactiver nos souvenirs, le souvenir d'une chanson par exemple, d'une
odeur… ça nous renvoie à un événement
d'autrefois.
Simon : j'ai un souvenir très précis et qui m'a rendu le plus heureux :
c'est quand j'ai marché sur le Pont d'Avignon et qu'on a chanté la chanson
ensemble quand on était en voyage en France.
On s'aperçoit avec ce que raconte Simon que finalement, on a tous des
souvenirs différents d’un même évènement, parce qu'on était plusieurs là de
notre groupe à être allé à ce voyage, à avoir participé, à avoir dansé sur le Pont
d'Avignon, et certains ne s’en souvenait pas et quand Simon le raconte
maintenant, qu'il l'a raconté à nouveau, on s’en ressouvient
Angel : La première fois qu’il a pris l'avion, c'était extraordinaire comme
impression. L'avion qu'on voit du dehors
quand on les voit passer, il nous paraît aller très très vite mais quand on est
dedans, le voyage nous paraît lent. C'est un petit peu comme si finalement les
souvenirs aussi duraient d'une façon un peu différente dans le temps. Il y a
parfois des choses très courtes dont on se rappelle toute sa vie et qui sont
très importantes mais parfois des choses qui ont duré très longtemps et on s'en
souvient pas ou mal. et Angel ajoute : Il y a une question que je me pose
c'est comment les chiens savent où retrouver leurs affaires ?
Les animaux aussi ont des souvenirs : c'est à ça qu'on est arrivé
comme conclusion.
Mathieu : Je me rappelle quand en Abitibi, lors d’un séjour, Jean m'a
payé une bière après qu'on a fait du vélo. Et je me rappelle aussi quand Paolo
dans le voyage en France a vomi dans l'avion.
Alors c'est ça : c'est des choses sont très marquantes pour l'une ou
l'autre personne mais pas forcément pour tout le monde. Angel, lui se souvient du cours à l’UQAM avec
les étudiantes l’année dernière.
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