lundi 2 février 2026

Atelier philo à la Gang à Rambrou (séance 7) : savoir et croire, quelle(s) différence(s) ?

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Atelier philo du 30 janvier 2026
Savoir et croire 

Ont participé : Simon, François, Félix, Mathieu, Mathilde
Technicien : Paolo
Animateur : Jean

A la suite de notre discussion de la semaine derrière sur le fait religieux, on se pose la question :   Quelle différence y a-t-il entre savoir et croire ? On sait des choses, on croit à des choses ou en des choses, mais quelles différencia entre ces 2 verbes ? Pourquoi on dit tantôt croire et d’autres fois savoir ?

C'est difficile de faire une synthèse parce que la discussion est partie dans beaucoup de directions avec des choses très riches, très intéressantes qu'il faudra sans doute reprendre.  Donc, considérons qu'on est là dans une étape.

Simon a commencé en parlant du prof qui enseigne des savoirs. Ce qu'il enseigne comme savoir, il faut qu'il sache ce qu'il enseigne, qu'il en ait la pleine maîtrise.  Et croire, c'est quand qu'on te raconte une histoire, un conte et puis là l'adhésion à l'histoire racontée dépend par exemple de l'âge de celui qui l'entend.

Félix a pris un exemple très concret en disant : « Je croyais que Suzanne avait perdu mon costume pour le spectacle de demain. Je n’en avais pas de preuve. C'était juste une hypothèse, une possibilité. C’était ce que je croyais. Mais une fois qu’on a retrouvé le costume, j’ai su qu’il n’était donc pas perdu. Tout le monde connaît les contes mais on n'y croit pas. Pour croire il faut de la confiance. Pour croire en quelqu’un, en quelque chose, si je n’ai pas confiance, je ne te crois pas.

François raconte que sa mère lui demandait s'il croyait au Père Noël lorsqu'il était enfant.  Il faut tenter de croire ce qui est vrai mais ne pas croire ce qui n'est pas vrai. Et pour François, croire c’est différent d'une personne à l'autre. Avant de dire « je sais », il faut d'abord connaître et parfois on parle de choses qu'on ne connaît pas. 

Et ça nous a amené à une discussion pour se rendre à l'évidence que la connaissance est parfois partielle. On parle avec les autres de choses que l'on connaît mais on ne les connaît qu'en partie, ou bien on les connaît parce que tous ensemble, on réunit des connaissances partielles. Finalement, c'est le rôle de la recherche, des chercheurs, que d'aller se poser les questions et d'essayer de savoir des choses pour les faire connaitre à tous.

Simon a parlé de ce qu'il reçoit comme enseignement, comme apprentissage, dans les cours de la FAMA, ici à la Gang à Rambrou. « J’ai le cours mais il m'en reste beaucoup à apprendre. On apprend tous les jours ! »

Mathieu a enchaîné : « Je ne crois pas en Dieu. On le sait, il est mort. » Il amenait dans la même phrase les 2 mots sur lesquels on travaille aujourd'hui :  je crois / je ne crois pas et mais je sais que … et considérant que les personnes qui sont croyantes c'est aussi parce qu'elles veulent croire les choses.

Mathilde poursuivait en disant : « On peut croire à tout mais on ne peut pas tout savoir. Et le savoir, ça peut nous empêcher de croire ».  C'est-à-dire que d'une certaine manière le savoir viendrait « grignoter » le croire. Le savoir peut nous montrer que certaines choses auxquelles on croit, finalement ne sont pas vraies. De plus, pour elle, une religion c'est une croyance qu'on choisit et il s'avère souvent difficile d'en changer.  En revanche, reprenant le thème du début, il y a des croyances qui disparaissent avec le temps, avec l'avancée en âge. Quand on est adulte, c'est quand même rare qu'on croie au Père Noël !

Ça amène aussi sur ce qui est de l'ordre de l'indécidable, ce qu'on ne peut pas savoir, en tout cas par avec les connaissances dont on dispose aujourd’hui. Et alors on a réfléchi sur la thématique des extraterrestres. Existe-t-il une vie ou des formes de vie ailleurs que sur la terre ? Pour l'instant c'est une chose qui n'est pas décidable ni dans un sens ni dans l'autre. Ça nous a amené aussi à considérer que la croyance n'a pas vraiment de sens si ce n'est peut-être que y croire ça inciterait à essayer de chercher une réponse sûre, une réponse objective, pour s'assurer qu'il y a bien des extraterrestres, pour assurer sa propre croyance. 

François parle d'une émission sur les extraterrestres où des gens disent en avoir vu.  « Mais moi non, dit-il. Donc, y a-t-il une autre vie sur une autre planète ? François considère que voir c’est croire aussi c'est-à-dire avoir été témoin de quelque chose qui nous assure de la réalité, de la vérité de cette chose. Ce qui resterait peut-être une affaire à discuter mais ce sera pour une prochaine fois… !



Pour écouter nos résumés  CLIC

samedi 31 janvier 2026

La Gang à Rambrou a 30 ans, ça se fête !

 

A l'occasion de cette soirée festive et commémorative, on m'a demandé un témoignage. Voici ce que j'ai dit : 

"J’ai frappé à la porte de la Gang à Rambrou en 2015.

Je venais de prendre mon poste de professeur au département éducation et formation spécialisées de l’UQAM.

J’avais besoin d’explorer le milieu communautaire accueillant des personnes qui ont reçu un diagnostic de déficience intellectuelle ou d’autisme afin d’avoir un ancrage sur le terrain, de m’y impliquer dans des projets, et pourquoi pas, d’y développer des projets de recherche et de formation.

Comme chercheur et formateur en pédagogie, je cherchais à connaitre les organismes qui ont pour mission de proposer des activités comportant des apprentissages dans le domaine artistique. 

Suzanne Beaulieu m’a ouvert généreusement la porte du 5615 rue Pierre de Coubertin où vrombissait alors la ruche artistique de la Gang à Rambrou.

En participant aux projets de théâtre aux côtés de Suzanne et à l’atelier alphabétisation conduit par François Matte, j’ai fait mes premiers pas et pris quelques premières initiatives.

Les étapes essentielles de mon implication progressive sont évoquées dans mon blog dont vous avez à l’écran la référence par le code Qr.

Il serait trop long de les raconter maintenant. Mais je vous invite à parcourir le site pour découvrir tout ce qui m’a été offert durant ces 10 années.

J’en retiens des observations, des idées et des convictions que je m’efforce de faire connaitre et de diffuser en toutes occasions dans les cours, les colloques, les articles de ma vie universitaire.

Le plus important pour moi, c’est d’avoir ouvert l’université à mes amis de la Gang à Rambrou. Vous y avez gagné la reconnaissance de votre talent, de votre savoir d’expérience. Vous l’avez généreusement partagé avec de nombreux étudiants et étudiantes dans des cours, des conférences, des colloques. Et ce n’est qu’un début, j’espère. Vous avez tant à apporter à la société et à tout ce qui concerne l’éducation pour les rendre inclusives et reconnaissantes que vous êtes précieux et irremplaçables, capables de progresser, d’apprendre sans cesse par votre créativité et votre imaginaire artistiques.

Aujourd’hui, on parle beaucoup d’inclusion dans la société. Mais les bottines ont bien du mal à suivre les babines. Or, vous, vous savez de quoi il s’agit, vous ouvrez la porte à qui vient pour partager des pratiques artistiques, du bon temps et de l’amitié avec vous. Vous êtes vraiment inclusifs au bout’. Je vous dois un immense merci pour cela, gang d’artistes !"


 

 

vendredi 30 janvier 2026

Atelier philo à la Gang à Rambrou (séances 6)

 Religion

Ont participé : Simon, Angel, François, Raphaël, Félix

Technicien : Paolo

Animateur : Jean

Aujourd'hui, nous avons parlé « religion » Un thème proposé par Simon pour l'atelier philo. Il faut d'abord transformer ce thème en questions à caractère philosophique.  On a travaillé sur les questions suivantes :

·      qu'est-ce que c'est une religion ? comment ça se définit ? qu'est-ce qu'on sait à propos de ce que c'est ?

·   pourquoi existe-t-il plusieurs religions puisque finalement plusieurs sont cités ? quels sont leurs points communs ?

·      pourquoi y a-t-il des personnes qui ont une religion et d'autres non ?

Qu'est-ce que c'est une religion ?

Félix

C'est rattaché à la mythologie, à une mythologie. On croit mais on ne sait pas si ça existe. Tout ce à quoi on peut croire, mais sans preuve, c'est le caractère d'une religion.

Angel

Il prend l'exemple de la religion catholique en disant : « Une religion c'est transmis par les parents ou quand on confie un enfant à une institution religieuse. Ça pose beaucoup de questions le fait religieux et ça provoque des discussions y compris entre les personnes qui sont dans la même religion ». Angel se demande pourquoi les croyants n'approfondissent pas leurs croyances pour mieux connaître leur religion. Parmi les catholiques, par exemple, tout le monde ne croit pas à la même chose exactement.

Félix

Il rebondit sur ce que vient de dire Angel : « C'est peut-être la crainte de s'apercevoir que ce à quoi l'on croit n'est pas vrai ! »

Simon

La religion, c'est quelque chose qu'on pratique depuis longtemps, peu importe la religion. C'est tellement important pour certains.  Il cite l'exemple que pour certains musulmans, le mariage doit se faire par le choix des parents. Dans d'autres religions c'est aussi comme ça. Autrefois, la religion était quasiment obligatoire. Elle s'imposait à tous comme une évidence.

Paolo

Paolo nous fait comprendre qu'il va à l'église et que dans sa communauté il fait des vidéos.

François

Pour François, il y a plusieurs définitions. Il dit : « J'ai été baptisé catholique et c'est marqué dans mon baptistère. Les autres religions, les musulmans, les protestants, etc., la pratique tout ça, c'est personnel.  Il y en a qui aiment aller à la messe à Noël ou à Pâques, chacun décide pour lui-même. Et François se pose beaucoup de questions : « est-ce que Dieu, le seigneur Jésus, est-ce qu'ils ont vraiment existé ? Personne ne peut répondre à la question, mais il y a des choses qui sont écrites dans des livres comme la Bible. Pour sa part il sait que Dieu a créé le ciel et la terre et nous a créés et la nature ainsi que les animaux et les végétaux.  

C'est bon de connaître l'histoire des religions comme par exemple la religion du temps des romains.

Raphaël

Une religion c'est quelque chose qu'on trouve dans différents endroits sous différentes formes mais au fond la religion, c'est croire en Dieu. On peut aussi ne pas croire. Les personnes qui croient en Dieu répondent à Dieu.  « Moi je crois un petit peu à Dieu parce que la vie est très complexe et c'est pour ça que je crois en lui. Il a fait des choses qui sont très complexes ».

Simon

Simon nous demande : « Comment vous vous définissez par rapport à la religion catholique ? moi, personnellement, je me définis comme non pratiquant. Mais je prie tous les soirs. Ça, je le fais tout le temps ! »

Paolo

Paolo acquiesce en disant : « moi aussi je suis catholique ».

Angel

Angel : « Moi, je vais à l'église de temps en temps avec ma mère. Je me demande comment les gens font pour croire surtout quand ce sont des religions sévères. »

Quels sont les points communs, qu’est-ce qui est pareil dans toutes les religions ?

Félix

Ce qui fait une religion c'est un ensemble de mythes.

Raphaël précise qu'il y a des églises où les croyants se réunissent.

Simon énumère aussi la synagogue pour les juifs et puis nous trouvons aussi le nombre de mosquées ou de temples.  Ce qui est commun entre les religions, c'est d'avoir des endroits où les croyants se réunissent pour prier.

Félix précise que c’est pour entendre aussi leurs textes sacrés. Il ajoute que dans les religions, il y a des règles, des interdits. Par exemple, des interdits alimentaires ou d'autres.

Paolo nous dit qu’il y a aussi dans toutes les religions des vêtements spéciaux en particulier pour les liturgies.

Angel : C'est parce qu'il y a des rites.

Alors on les énumère les rites de début de vie – on pourrait dire baptême ou quelque chose du même ordre – mariage, le plus souvent et évidemment funérailles, enterrement.

Raphaël ajoute que les religions ont toutes des fêtes religieuses. Elles ont des temps forts.

François rappelle que dans les années 1950-1960 la religion catholique qui prévalait quand même assez largement au Québec interdisait pas mal de choses. En particulier le blasphème, (de dire des sacres) parce que c'est considéré comme une offense à Dieu, et ça nous introduit dans la notion de péché.

Raphaël : Dans les religions la violence est interdite.

François ajoute qu’il y avait quand même de la violence. Il y a eu des évolutions par rapport à la sexualité par exemple.

Pourquoi y a-t-il des personnes qui ont une religion et d'autres non ?

Angel : c'est parce que leurs parents ne leur ont pas transmis une religion ou parce que c'était interdit.

François : C'est difficile pour lui de répondre à cette question mais il suppose que ce sont des personnes qui n’ont pas été baptisées ou qui sont peut-être des personnes orphelines ou qui n'ont pas de famille.

Félix : Il y a des gens qui ne croient pas tout simplement parce qu'ils ne croient pas aux textes sacrés de telle ou telle religion.

François ajoute que Félix a raison et introduit un autre mot : pour appartenir à une religion il faut avoir la foi. La foi, c'est un événement personnel. Il partage son expérience : « Dans les années 90, mon papa était très malade et j'étais très triste. J'étais en larmes.  Et je suis allé dans une église, j'ai fermé les yeux et j'ai dit à Jésus « J'ai un papa qui est très malade, tends-lui la main ! » et le lendemain, ma mère m'a annoncé que mon père était décédé donc il est allé retrouver Jésus selon la foi catholique. Jésus avait compris mon message. »  

Alors voilà l'essentiel de ce qu'on a dit sur ce thème proposé par Simon.  Ça a soulevé d'autres questions qui pourraient prolonger par d’autres questions telles que :

·      qu'est-ce qui fait que quelqu'un peut affirmer avoir ou ne pas avoir la foi ?

·      Une question sur les lois actuellement discutées dans bien des pays, au Québec en particulier, sur la laïcité. Peut-être que nous reviendrons sur ce sur ce grand thème.

Pour écouter le résumé : https://photos.app.goo.gl/4tHhHiP7Qr4apXm28


mercredi 21 janvier 2026

La désinstitutionnalisation : Retour d’un séjour exploratoire au Québec

Mon excellent collègue François Bouharmont a produit ce rapport fort intéressant sous le titre : "La désinstitutionnalisation : Retour d’un séjour exploratoire au Québec". Nos rencontres, nos discussions dans le cadre du Programme international d'éducation à la citoyenneté démocratique (PIECD) m'incitent à en partager la substantifique moelle avec son autorisation. 

Lire le rapport : https://www.handicap-et-sante.be/nos-publications/desinstitutionnalisation/ 

En voici un résumé audio produit par NotebookLM :  

 

Récolte les données : François Bouharmont
Retranscription des entretiens François Bouharmont, via le service Turboscribe
Analyse et rédaction François Bouharmont, Justine Dehon
Relectures Emmy Wereau, Kévin Caudron, Corentin Leroy, Elise Milot
Mise en page François Bouharmont, Justine Dehon
Illustrations générées par notre service via intelligence artificielle, inspirées du travail
libre de droit de ©Elf-Moondance, Pixabay licence
Mentions légales
Éditeur responsable
ARAPH (Association de Recherche et d'Action en faveur des Personnes Handicapées),
Vincent Collin
Rue du Lombard, 8 5000 Namur
Avec le soutien de la Wallonie 

Et un résumé produit par Gemini :  

Ce document, intitulé « La désinstitutionnalisation par ceux qui l'ont vécue », présente les résultats d'un séjour exploratoire mené au Québec en 2024 par l'association belge Handicap & Santé (ARAPH). L'objectif était de comprendre les réalités de terrain après 60 ans de politiques de désinstitutionnalisation pour en tirer des enseignements pour la Belgique.

 Voici les informations les plus importantes contenues dans le rapport :

1. Contexte et Méthodologie

  • Étude de terrain : Entre mai et septembre 2024, l'équipe a réalisé 108 entretiens et rencontré 31 organismes à travers le Québec, incluant des personnes en situation de handicap, des professionnels et des chercheurs.

  • Objectif : Analyser comment s'organisent l'hébergement et l'accompagnement des personnes en situation de handicap intellectuel ou autistes suite à la fermeture des grandes institutions.

2. Principaux Constats et Enjeux

Le document met en évidence un décalage entre l'image théorique ("paradis social") et la réalité vécue :

  • Crise du logement : Le manque de logements adaptés est un obstacle majeur, limitant le véritable choix du lieu de vie des personnes.

  • Risque de "mini-institutions" : Certaines alternatives (comme les ressources intermédiaires) risquent de reproduire des fonctionnements rigides et isolants, s'apparentant à de petites institutions.

  • Désengagement de l'État : Le rapport pointe une tendance à la réduction de la responsabilité publique au profit du secteur communautaire et des familles, ce qui crée des inégalités.

  • Perte d'expertise : Les réformes administratives (comme la "Loi 10") ont parfois entraîné une rupture dans la continuité des soins et une perte de savoir-faire spécialisé chez les travailleurs.

3. Conditions pour une désinstitutionnalisation « réussie »

Pour éviter la précarisation et l'isolement, le document identifie plusieurs nécessités :

  • Responsabilité publique forte : L'État doit garantir un soutien financier et public stable.

  • Autodétermination : Les personnes doivent disposer de ressources pour faire de véritables choix et être reconnues comme des acteurs politiques.

  • Accompagnement humain : Il est crucial de maintenir un réseau d'accompagnement stable et cohérent, centré sur les besoins spécifiques de la personne.

4. Perspectives pour la Belgique

Le rapport invite la Belgique à ne pas idéaliser le modèle québécois mais à s'en inspirer pour anticiper les risques (isolement, manque de moyens, déresponsabilisation de l'État) lors de sa propre transition vers l'inclusion.

En résumé, si la désinstitutionnalisation est jugée nécessaire pour garantir la liberté, elle ne peut être efficace que si elle est accompagnée d'un investissement public massif dans le logement et l'accompagnement social personnalisé.

 

dimanche 11 janvier 2026

Atelier philo à la Gang à Rambrou (séances 3, 4 et 5)

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Atelier philo du 5 décembre 2025

L’intelligence

Ont participé : Sacha, Simon, Angel, François, Raphaël,

Mathieu, Félix, Mathilde

Technicien : Paolo

Animateur : Jean

Questions de départ :

Qu’est-ce qu’on appelle l’intelligence ? Qu’est-ce que ça veut dire quand on dit que quelqu’un est intelligent ou pas intelligent ? C’est quoi le contraire de l’intelligence ?

A quoi peut-on constater, mesurer l’intelligence ?

Résumé des idées partagées :

·      Quelqu’un d’intelligent, c’est quelqu’un qui est gentil, avec qui c’est le fun, qui est agréable.

Les animaux peuvent être intelligents. Ils peuvent venir en aide à des personnes. On peut leur apprendre à rendre des services à des personnes handicapées. Concernant les animaux sauvages, on ne sait pas s’ils sont intelligents.

Quand on dit de quelqu’un qu’il n’est pas intelligent, on se trompe souvent sur la personne. Il faut parler avec la personne, la connaitre, lui poser des questions, par exemple des questions d’algèbre.

·      Quelqu’un d’intelligent, c’est un savant. C’est dans le milieu de la science. C’est quelqu’un qui sait de quoi il parle, qui connait beaucoup de choses.

Être intelligent, c’est aussi être débrouillard par exemple pour réparer quelque chose. Il faut observer, réfléchir, essayer, etc.

·      Quelqu’un d’intelligent, c’est quelqu’un qui est sain d’esprit. Par exemple pour résoudre un casse-tête. Ça demande de la réflexion.

Il y a aussi l’intelligence artificielle. Dans le « cerveau » de l’ordinateur, c’est un peu comme dans notre cerveau, il y a plein de fils, c’est ça qui fait l’intelligence.

·      L’IA nous surprend. Il y a toujours des réponses à nos questions. Y compris des choses qui n’existent pas comme des fausses personnes.

L’intelligence, c’est variable selon les moments. Parfois on se montre intelligent, parfois non.

Le contraire de l’intelligence, c’est être naïf, croire à n’importe quoi.

L’intelligence peut permettre de dissimuler une difficulté que l’on a. Par exemple pour ne pas révéler qu’on est daltonien.

L’intelligence peut aussi être utilisée pour des choses mauvaises comme dans les sectes. Tout ce qui est bon peut aussi être mauvais, y compris l’intelligence.

·      On voit plein de choses à partir de notre cerveau. Il nous sert à retrouver des choses, à mener une enquête.

Mon chien est intelligent mais il ne peut pas prévoir ce qui va se passer ou comprendre ce qui l’effraie. Les oiseaux ne peuvent pas prévoir la météo.

·      Il y a l’intelligence des artistes qui exposent dans les musées, des musiciens qui font des musiques, il faut de l’intelligence pour créer cela.

Les animaux sont intelligents pour ressentir nos émotions.

·      L’intelligence, c’est avoir de la mémoire pour retrouver les choses égarées. C’est avoir le sens de l’observation.

·      Il y a finalement plusieurs formes d’intelligence : comprendre les émotions, gérer son corps et ses mouvements, le langage, la créativité.

Les animaux sont intelligents dans la mesure où ils sont capables de survivre dans leur milieu, de s’adapter.

·      On peut apprendre seul, en jouant, en s’intéressant aux choses, aux savoirs. L’intelligence, c’est s’adapter.

·      L’intelligence, c’est la précision.

·      J’ai une question : « Est-ce que l’intelligence disparait quand on meurt ? »

·      « Selon moi l’intelligence disparait parce qu’on ne sent plus rien ».

·      L’intelligence, c’est s’autodéterminer faire des choix.

Cela nous amène au choix d'un prochain thème pour approfondir : Nous, l’intelligence, les animaux.

Quelques phrases de philosophes en conclusion :

·       Pour Kant, l’intelligence d’une personne c’est sa capacité à supporter les incertitudes sans désespérer ni se réfugier dans des idées fixes.

·       Pour Confucius l’intelligence c’est savoir ce que l’on sait et reconnaître ce que l’on ignore. 

·       Stephen Hawking définit l’intelligence comme la capacité à s’adapter au changement. Il souligne que ce qui compte n’est pas la rigidité des connaissances, mais la souplesse de l’esprit face au réel.​

·       Pour Platon, la justice de l’intelligence est la sagesse : le véritable sage n’est pas celui qui connait beaucoup de choses, mais celui qui cherche la juste mesure.​

·       Jiddu Krishnamurti décrit la forme la plus élevée d’intelligence comme la faculté d’observer sans juger, c’est‑à‑dire de voir les choses directement, sans les déformer par ses préjugés.​

Voir les résumés en vidéos ==> 


Atelier philo du 12 décembre 2025

Catégoriser

Ont participé : Sacha, Simon, Angel, François, Raphaël,

Mathieu, Marie-Josée 

Technicien : Paolo

Animateur : Jean

On joue avec le jeu de cartes à catégoriser. 

On peut le télécharger ici :

 

 Il s’agit de classer librement les cartes en constituant des catégories. Ensuite, chacun présente ses catégories aux autres en les expliquant. Puis on cherche à voir comment les compléter, les réorganiser, trouver un intrus, etc.

On peut ainsi créer des énigmes pour mettre au défi notre intelligence.


Atelier philo du 9 janvier 2026

Les voeux

Ont participé : Sacha, Simon, Angel, François, Raphaël,

Mathieu, Félix

Technicien : Paolo

Animateur : Jean

Qu’est-ce que ça veut dire pour nous, les vœux, les souhaits que l’on échange pour la nouvelle année ?

Aujourd'hui, on a réfléchi autour de la période dans laquelle on vit là, c'est la période des vœux et la période de la nouvelle année.  On fait des vœux, on fait des souhaits et on prend des résolutions.

 

Sacha nous a tout de suite dit : « Mon premier vœu c'est de l'amour, avoir une nouvelle blonde. »  Il avait aussi une réflexion sur ce qu’il souhaite pour son service résidentiel.

 

Simon : « Des vœux, c'est pour se souhaiter et pour souhaiter aux autres, que ça aille bien. C'est quelque chose qu'on fait de façon spontanée quand on rentre au début janvier. Automatiquement, on salue les autres et puis on leur souhaite une bonne année.

 

 Félix : « Des vœux, c'est quelque chose que tu souhaites vraiment, ça ne peut pas être superficiel. C'est quelque chose que tu as dans les tripes. Et puis, il faut croire aussi que nos souhaits peuvent se réaliser, il ne faut pas désespérer, il faut persévérer.

 

Raphaël a dit que la période des vœux c'est une période spéciale de l'année. C'est une période dans laquelle tout le monde est heureux, souriant quand on se retrouve, en tout cas ici.  C'est nouveau on repart à neuf. La nouvelle année c'est pour aller mieux, pour s'améliorer et ça permet aussi à cette période-là de l'année d'apprécier quand le soleil revient, quand il y a de la neige et cetera.

 

Simon nous a rappelé que faire des vœux ça ne date pas d'hier c'est ça fait longtemps que les êtres humains se souhaitent des vœux. On ne sait pas trop quand ça a commencé mais peut-être même avant le Moyen Âge. En tout cas, on le fait à notre époque, on le fait de plus en plus.  Et puis, il nous a mis sur la piste de « on peut se regarder dans le miroir et se souhaiter des vœux à soi-même » et c'est pour ça qu'ensuite on a enregistré des petites vidéos où chacun se souhaite des vœux pour soi-même et pour le monde.

 

Pour Mathieu, les vœux c'est surtout le moment de souhaiter la santé à ses parents, le bonheur. Et puis, les vœux, c'est réciproque : on les souhaite et on en reçoit. Comme avec des amis avec qui on garde une relation. Avec un ami qui vit en France, il échange des vœux régulièrement chaque année par Messenger.

 

Angel aussi a dit que les vœux c'étaient avec ses amis. On peut leur demander ce qu’ils souhaitent pour la nouvelle année. Angel ajoute aussi que si les vœux ne se réalisent pas, c’est peut-être parce que parfois on n'y croit pas assez fort et on ne fait pas forcément tout ce qu'il faut pour que ça se réalise.  Pour sa part il souhaite d'avoir des nouvelles connaissances c'est-à-dire à la fois des nouveaux amis et apprendre des choses nouvelles.

 

Paolo a expliqué qu’il fait des vœux, il fait des souhaits en particulier pour son frère à qui il le manifeste en offrant des cadeaux, par exemple une tasse de Rambrou ou une carte qu'il avait faite avec une photo.

 

Pour finir, Raphaël nous a précisé que nouvel an chinois aura lieu le 12 février prochain.

 

Et pour le reste donc on s'est souhaité des vœux ou des résolutions à soi-même et on a souhaité des vœux à ceux ou à celles qui sont autour de nous, peut-être même au monde entier des vœux de paix et de de bonheur pour la nouvelle année 2026.

 

Tu peux écouter tout ça en allant sur l’album des vidéos de la séance :