
Atelier philo du 30 janvier 2026
Savoir et croire
Ont participé : Simon, François, Félix, Mathieu, Mathilde
Technicien : Paolo
Animateur : Jean
A la suite de notre discussion de la semaine derrière sur le fait religieux, on se pose la question : Quelle différence y a-t-il entre savoir et croire ? On sait des choses, on croit à des choses ou en des choses, mais quelles différencia entre ces 2 verbes ? Pourquoi on dit tantôt croire et d’autres fois savoir ?
C'est difficile de faire une synthèse parce que la discussion est partie dans beaucoup de directions avec des choses très riches, très intéressantes qu'il faudra sans doute reprendre. Donc, considérons qu'on est là dans une étape.
Simon a commencé en parlant du prof qui enseigne des savoirs. Ce qu'il enseigne comme savoir, il faut qu'il sache ce qu'il enseigne, qu'il en ait la pleine maîtrise. Et croire, c'est quand qu'on te raconte une histoire, un conte et puis là l'adhésion à l'histoire racontée dépend par exemple de l'âge de celui qui l'entend.
Félix a pris un exemple très concret en disant : « Je croyais que Suzanne avait perdu mon costume pour le spectacle de demain. Je n’en avais pas de preuve. C'était juste une hypothèse, une possibilité. C’était ce que je croyais. Mais une fois qu’on a retrouvé le costume, j’ai su qu’il n’était donc pas perdu. Tout le monde connaît les contes mais on n'y croit pas. Pour croire il faut de la confiance. Pour croire en quelqu’un, en quelque chose, si je n’ai pas confiance, je ne te crois pas.
François raconte que sa mère lui demandait s'il croyait au Père Noël lorsqu'il était enfant. Il faut tenter de croire ce qui est vrai mais ne pas croire ce qui n'est pas vrai. Et pour François, croire c’est différent d'une personne à l'autre. Avant de dire « je sais », il faut d'abord connaître et parfois on parle de choses qu'on ne connaît pas.
Et ça nous a amené à une discussion pour se rendre à l'évidence que la connaissance est parfois partielle. On parle avec les autres de choses que l'on connaît mais on ne les connaît qu'en partie, ou bien on les connaît parce que tous ensemble, on réunit des connaissances partielles. Finalement, c'est le rôle de la recherche, des chercheurs, que d'aller se poser les questions et d'essayer de savoir des choses pour les faire connaitre à tous.
Simon a parlé de ce qu'il reçoit comme enseignement, comme apprentissage, dans les cours de la FAMA, ici à la Gang à Rambrou. « J’ai le cours mais il m'en reste beaucoup à apprendre. On apprend tous les jours ! »
Mathieu a enchaîné : « Je ne crois pas en Dieu. On le sait, il est mort. » Il amenait dans la même phrase les 2 mots sur lesquels on travaille aujourd'hui : je crois / je ne crois pas et mais je sais que … et considérant que les personnes qui sont croyantes c'est aussi parce qu'elles veulent croire les choses.
Mathilde poursuivait en disant : « On peut croire à tout mais on ne peut pas tout savoir. Et le savoir, ça peut nous empêcher de croire ». C'est-à-dire que d'une certaine manière le savoir viendrait « grignoter » le croire. Le savoir peut nous montrer que certaines choses auxquelles on croit, finalement ne sont pas vraies. De plus, pour elle, une religion c'est une croyance qu'on choisit et il s'avère souvent difficile d'en changer. En revanche, reprenant le thème du début, il y a des croyances qui disparaissent avec le temps, avec l'avancée en âge. Quand on est adulte, c'est quand même rare qu'on croie au Père Noël !
Ça amène aussi sur ce qui est de l'ordre de l'indécidable, ce qu'on ne peut pas savoir, en tout cas par avec les connaissances dont on dispose aujourd’hui. Et alors on a réfléchi sur la thématique des extraterrestres. Existe-t-il une vie ou des formes de vie ailleurs que sur la terre ? Pour l'instant c'est une chose qui n'est pas décidable ni dans un sens ni dans l'autre. Ça nous a amené aussi à considérer que la croyance n'a pas vraiment de sens si ce n'est peut-être que y croire ça inciterait à essayer de chercher une réponse sûre, une réponse objective, pour s'assurer qu'il y a bien des extraterrestres, pour assurer sa propre croyance.
François parle d'une émission sur les extraterrestres où des gens disent en avoir vu. « Mais moi non, dit-il. Donc, y a-t-il une autre vie sur une autre planète ? François considère que voir c’est croire aussi c'est-à-dire avoir été témoin de quelque chose qui nous assure de la réalité, de la vérité de cette chose. Ce qui resterait peut-être une affaire à discuter mais ce sera pour une prochaine fois… !
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