jeudi 21 septembre 2017

21 septembre 2017 : lancement de l'album "Sans oublier les couleurs"

IL NE RESTE PLUS QU'ALLER EN ACHETER !
 
J'ai eu le plaisir de préfacer ce magnifique album. 

"La vraie patrie des hommes, c’est leur désir."
Léon Bloy (1884) Le révélateur du globe. ed. A.Sauton. Paris. p 78.

En famille, j’ai l’honneur de me parfumer du titre de «  Papi Jean » que me confèrent dans des pépiements d’hirondelles deux petites demoiselles espiègles et sautillantes de trois et six ans lorsque je leur rends de trop rares visites à mon goût dans leur logis des Monts du Forez (France). Pour l’une de ces occasions, l’an passé, j’avais glissé dans ma valise, parmi de nombreux autres cadeaux, deux albums à colorier joliment titrés "Sans oublier les couleurs" publiés par Sans Oublier le Sourire. Au moment de les offrir, un léger doute : allaient-ils être agréés par mes petites princesses que je savais si sensibles à l’esthétique lisse et industrielle de la Reine des neiges, égérie de l'époque? Je fus instantanément rassuré.  Elles sortirent avec l’impatience frémissante que seuls peuvent avoir les enfants - et ceux parmi nous qui le sont un peu restés - tous les crayons et feutres que recelait la maison et se lancèrent avec gourmandise dans le coloriage et la création de nouveaux dessins. J’expliquais maladroitement pendant ce temps que ces dessins avaient été créés par des personnes qui… que… des artistes de Montréal… les parents me prêtaient une attention polie de laquelle les enfants, tout à leur plaisir, se sentaient exemptées. Et quand l’année suivante, je suis retourné - enfin! - chez elles, si j’avais pensé à ces albums, je les aurais présumés enfouis sous des sédiments de cadeaux dont la durée de vie est proportionnelle à la fréquence à laquelle on en accable généralement les enfants. Que nenni ! Dès le premier soir, elles vinrent me montrer les albums parmi une multitude de leurs autres chefs-d’oeuvre. Et on en parla, et on s’en régala, et on en inventa bien d’autres contes et histoires. Et c’est ainsi que l’imaginaire des uns féconde l’imaginaire des autres. C’est ainsi que l’humain rencontre l’humain pour lui transmettre une part d'héritage et dans le même geste en recevoir son dû. Il n’y a pas de désir minuscule[1] dans une âme artiste. Il faut seulement ne pas avoir appris à renoncer à sa capacité de créer, ne pas y avoir été contraint par les exigences impitoyables de la société productiviste. Les artistes qui nous partagent leurs oeuvres et interpellent notre créativité dans ce deuxième album nous disent à leur manière : « Qu’as-tu fait de ton désir de t’exprimer, de créer, de rêver? Quelle est ta vision du monde? Nous avons mis dans la nôtre des éclats de celle de Picasso, de Klimt et de bien d’autres… Nous aimerions tant partager cela avec toi … » Ne les décevez pas ! A vos crayons et que gicle la couleur ! Que votre imaginaire réponde à leur imaginaire ! Que les âmes dialoguent silencieusement, à distance et à travers temps, certes, mais intimement pour réinventer le monde plus grand, plus surprenant, plus débordant, multiple et irisé ! Alors, les artistes de cet album auront eu à travers vous leur heure de gloire, ils auront été utiles… que dis-je, indispensables à la beauté du monde. Ils y auront eu leur part. Et ce n’est pas rien que d’avoir part, ... à part entière[2] !

Jean Horvais - professeur au département éducation et formation spécialisées - UQAM


[1]                Expression inspirée de :  Gardou, C. (2012). La société inclusive, parlons-en!: il n’y a pas de vie minuscule. Toulouse: Érès éditions.
[2]           Le 4 juin 2009, le gouvernement du Québec a adopté la politique A part entière : pour un véritable exercice du droit à l'égalité. Celle-ci a pour but d'accroître la participation sociale des personnes handicapées sur un horizon de 10 ans.
 

vendredi 2 juin 2017

12-16 juin 2017 : L’École d’été Droits, citoyenneté et handicap : stratégies d’émancipation

Pour cette première école d'été, j'ai réalisé au fur et à mesure des séances des pages Padlet afin que l'ensemble des participants (40 à 50 personnes par séance) puissent avoir accès aux documents et réflexions partagées. Merci aux intervenant-e-s pour leur générosité dans ce partage. 
VOICI LE FRUIT DE NOTRE TRAVAIL : https://padlet.com/jean_horvais/FSH_8000#

En charge des séances sur les droits culturels et sur les droits à l'éducation, j'ai plaisir à en souligner les liens : 

SUR LE SITE DE L'UQAM : CLIC !

vendredi 26 mai 2017

Groupe "Alphabétisation" de la Gang à Rambrou

Depuis le début de cette année scolaire, j'ai prêté mon concours au groupe alphabétisation de la Gang à Rambrou tous les lundis matins. Suzanne, la directrice et François, qui anime le groupe ont fait bon accueil à ma proposition de mettre en place une correspondance avec un groupe de l'IMPRO les Grillons en France (établissement, collègues et jeunes chers à mon coeur !).
Les participants au groupe ont tout de suite apprécié le projet. Au cours de l'année, nous avons échangé des courriels qui montrent la richesse et la variété de leurs centres d'intérêts, de part et d'autre de l'Atlantique. Il y fut question de la langue et des particularités de nos vocabulaires respectifs, du climat, de sport, de musique, de danse, de théâtre, de vendanges...
Avec les participants de la Gang à Rambrou, nous avons réalisé un petit film pour nous présenter en réponse à celui de nos amis des Grillons.
Une fois les "rushes" dans la boîte, je n'ai plus eu qu'à faire le montage... et hop !




mardi 16 mai 2017

15-16 mai 2017 à l'Université de Sherbrooke : Colloque international sur une approche sociocritique du numérique en éducation

Merci Benoit Petit pour ce souvenir photo.
PERCEPTIONS ET INTENTIONS CONCERNANT L’ÉDUCATION AUX MÉDIAS DES ADOLESCENTS DI/TSA 

Jean Horvais, Université du Québec à Montréal, Canada —

Les adolescents DI-TSA (ayant une déficience intellectuelle et/ou un trouble du spectre de l’autisme) vivent eux aussi dans un contexte d’équipement et d’accès quasi universel aux technologies numériques. Leur dépendance aux décisions de leur entourage adulte fait douter qu’ils y aient accès comme leurs pairs. Pourtant, ces objets et usages leur sont tout aussi désirables qu’aux autres jeunes du même âge et surtout devraient contribuer à leur participation sociale et à leur exercice de la citoyenneté. D’où la nécessité de leur en favoriser l’accès par une éducation aux médias. Ayant fait l’objet d’une analyse de contenu qualitative, une quinzaine d’entretiens avec des enseignants en adaptation scolaire montrent à cet égard une grande diversité de perceptions et d’intentions déclarées dont la synthèse sera présentée. On y voit en particulier combien l’observation des élèves par ces enseignants met ces derniers sur la piste de pratiques innovantes et adaptées aux élèves.




mercredi 8 mars 2017

8 mars 2017 : inauguration D'un Oeil Différent




Le 16 mars : Visite de professeurs du département éducation et formation spécialisées de l'UQAM,  organisée par le Comité Social du DEFS. Guidés par l'artiste Marven Clerveau.