vendredi 17 avril 2026

Atelier philo à la Gang à Rambrou (séance 14) : La mort

  


Atelier philo du 17 avril 2026

 

Aujourd'hui, nous avons travaillé sur un thème proposé par Simon : la mort.

Qu’est-ce que c'est la mort ?

Pourquoi on a peur de la mort ?

Pourquoi on a peur de mourir ?

Avant de commencer notre séance, nous avons vérifié que tout le monde était à l'aise pour parler de ce de ce thème-là.

 

Ont participé : Simon, Raphaël, Sacha,

Félix, François, Siou, Angel

Technicien : Paolo

Animateur : Jean

 

Simon : Ce thème rejoint celui de la tristesse, du deuil, mais aussi celui des souvenirs des personnes qui sont décédées.

 

Raphaël parle des célébrations autour des personnes décédées. Pour lui, dans la mort, on n'est plus dans son corps. Dans ces célébrations, on garde le silence, on met des fleurs. Ça nous rend triste parce que c'est quelqu'un qu'on ne verra plus, on ne verra plus la personne. Il faut considérer qu'on a une seule vie et qu'il faut donc en profiter. Mais la mort, c'est noir, c'est négatif. J'y pense, mais je cherche à me changer les idées. Il y a les accidents de la vieillesse, les personnes parties trop tôt.

 

Sacha : ça fait du chagrin. Mais les personnes sont dans une nouvelle vie, dans une nouvelle dimension.

 

Simon : Tous les êtres vivants meurent. Il y en a qui naissent. Qui vieillissent, et ensuite, qui meurent. On se relaie. Il y en a qui veulent être en cendres, en poussière.

 

François : C'est un sujet dont on ne parle pas beaucoup. Chacun choisit s'il veut en parler. Moi je n'en parle pas beaucoup, je garde ça pour moi. (Il est vrai qu'avant de commencer notre séance, nous avons vérifié que tout le monde était à l'aise pour parler de ce de ce thème-là). François poursuit : À travers la mort, on rend témoignage sur une personne qu'on a aimée. Après la mort, il y a la vie de ceux qui restent. Je me pose des questions. Les services funèbres autrefois avaient lieu à l'Église. Maintenant, les gens préfèrent qu'on les incinère. Mais quand je vais mourir, je ne sentirai plus rien.

 

Siou : La mort, c'est quelque chose de tabou. J'en ai parlé enfant avec mon frère à propos d'un livre. Pour moi, c'était intéressant, mais mon frère, lui, il était choqué. Pour moi, c'est un sujet comme un autre. Ça ne me touche pas comme tout le monde, pour moi c'est normal. Quand il s'agit de la mort de quelqu'un de la famille qui survient brutalement, alors là j'ai réagi différemment. C'était quelqu'un de mon âge, il était créatif, je l'encourageais, j'avais de l'espoir pour lui qu'il s'en sorte, alors qu'il était dans une vie difficile. Il n'était pas allé au bout de ce qu'il aurait pu faire. Sa mort, là, ça m'a dérangé.

Par ailleurs, j'ai écrit beaucoup de chansons sur la mort. Une chanson évoque la mort d'une journée. Ça fait prendre conscience que cette journée ne reviendra pas. La mort des autres nous fait prendre conscience de notre propre mort. Alors il faut vivre sans attendre. Parler de la mort, c'est réaliser : Qu'est-ce que je fais de ma vie ?

 

Félix : Certaines personnes sont mal à l'aise quand on parle de la mort. Je n'ai pas beaucoup de choses à dire sur le sujet. Mais je pensais à mon grand-père. On s'efforce de croire à une vie après la mort pour se consoler.

 

Simon propose une question pour prolonger notre réflexion. « Quand vous allez mourir, qu'est-ce que vous voulez que le monde se souvienne de vous ? »

 

Paolo : Ma grand-mère est morte. J'étais triste. Et j'ai une photo d'elle chez nous.

 

Raphaël : il y a différentes circonstances de mort plus ou moins effrayantes, ça nous crée des images mentales qui parfois nous font peur, qui nous font faire des cauchemars. On le voit aussi aux informations.

 

Siou : Ça, c'est la souffrance qui nous impressionne.

 

Angel : c'est délicat d'en parler, il y en a qui ne supportent pas d'en parler. Quand on est mort, on ne souffre plus. Il faut les laisser partir. Le corps n'est plus là. Mais l'âme est là. Ils nous voient et ils nous protègent. On ne les voit pas les personnes mortes, mais on les ressent. Il y a du paranormal dans la vie.

 

Siou : De toute façon, penser à quelqu'un qui est mort, on sent sa présence.

 

Angel : On n’en parle pas parce que on a peur de mourir. On ne devrait pas avoir peur, on ne devrait pas s'inquiéter, on ne souffrira plus et on retrouvera ceux qu'on aime. Je voudrais qu'on se souvienne de moi comme d'une personne gentille, qui aide et qui est un bon chanteur.


 

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire