lundi 22 août 2016

Forum Social Mondial à Montréal. Comité Handicap, culture sourde et société sans barrières. Vidéo du RIPPH

Le Réseau international sur le Processus de production du handicap (RIPPH) publie sur sa page Facebook :
"Merci aux participants du Comité Handicap, Culture sourde et Société sans barrières qui ont contribué à faire du Forum social de Montréal 2016 un événement plus accessible et plus inclusif des luttes dans le champ des droits humains et du handicap. Un merci tout particulier à Joëlle Dufour, Pierre Lemay et Marie-Ève Veilleux pour la réalisation de ce documentaire du RIPPH."

Votre serviteur y met son petit grain de sel à 11'41... 

jeudi 11 août 2016

Forum Social Mondial à Montréal. Comité Handicap, culture sourde et société sans barrières. Table-ronde "accessibilité des études de la maternelle à l'université"

Pour le Forum Social Mondial à Montréal, j'ai participé depuis mars 2016 aux travaux préparatoires et aux activités du groupe de travail "Handicap, culture sourde et société sans barrières". Pour voir le programme des activités de ce groupe de travail CLIC!
Ce fut un parcours émaillé de belles rencontres parmi lesquelles, celle de l'AQEIPS (Association québécoise des étudiants ayant des incapacités au postsecondaire)qui a organisé une table ronde ayant pour thème : "le défi de l'accessibilité des études et de la formation professionnelle : une éducation inclusive de la maternelle au post-secondaire. Est-ce possible ?" 
J'ai eu le plaisir de prêter main-forte à cette dynamique équipe associative pour préparer et animer cette table ronde.

Voici mon texte d'ouverture : 

"L'accessibilité des études : vers une école inclusive pour une société inclusive. Les enjeux de la rencontre.

Dans de nombreux pays, la massification de l’enseignement et son corollaire de sélection a rendu plus visible et évidente l’infinie diversité des allures de vie et des  allures d’apprentissage des élèves. Le 20eme siècle a fait face au phénomène en développant une panoplie de mesures ségrégatives assignant à des classes et des établissements spécialisés les élèves s’écartant trop de la norme et sur lesquels on fondait peu d’espoir qu’ils devinssent productifs. L’inventivité administrative secondée par une pédopsychiatrie qui trouvait ainsi sa légitimité fit merveille pour créer un kaléidoscope de catégories auxquels on fit correspondre les classes idoines pour ranger ces élèves promis à la marginalité sociale. Leur éducation oscilla entre bienveillance et négligence. Ils bénéficièrent parfois de la formidable inventivité pédagogique de certains de leurs enseignants mais pâtirent aussi souvent qu’on les livra à des enseignants eux-mêmes abandonnés.

A la charnière des deux siècles, 20eme et 21eme, sous la poussée des revendications qui s'organisèrent et finirent par se faire entendre pour exiger l'égalité d'accès aux droits parmi lesquels celui de l'éducation, on vit émerger pour succéder à la ségrégation deux conceptions des moyens pour y parvenir : l'intégration d’abord, puis, dans la matrice de revendication des droits des minorités en Amérique du Nord, l’inclusion.

jeudi 2 juin 2016

Différents comme tout le monde

Sur le site de Sans Oublier le Sourire : "Cette grande fête annuelle vise à promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap au sein de la population. Il s’agit d’un grand rassemblement festif unique en son genre où la fête rime avec solidarité, inclusion et tolérance ! C’est une occasion privilégiée de rassembler des gens de divers horizons et de faire vibrer ensembles un écho dont l’impact est réel sur la société ! La thématique de l’édition 2016 sera « La différence, une question de point de vue» »

J'ai eu le plaisir de partager cette belle journée (accompagnement des élèves d'une école) sous une pluie battante qui n'a en rien découragé la bonne humeur des participants. 

Quelques images en cliquant sur "lire la suite"... (photos Guillemette Horvais)  
 


samedi 14 mai 2016

Atelier santé des Olympiques Spéciaux du Québec


Nouvelle journée pour l'animation de "Athlètes en santé" lors d'une rencontre des OSQ. Sylvie Normandeau (chargée de cours à l'UQAM et doctorante) et moi-même, nous y participons comme conseillers pédagogique et co-animateurs. Cette fois, forts de notre première expérience, où nous avions constaté l'inadaptation de certains aspects des ateliers aux destinataires, nous avons proposé des ateliers basés sur une pédagogie adaptée au public ayant une déficience intellectuelle. Voici les principes de base que nous avons voulu mettre en oeuvre : proposer une activité ludique, faire manipuler des objets signifiants, susciter des interactions entre les participants et avec nous, leur donner l'occasion de vivre une expérience susceptible de leur offrir prise pour des souvenirs. Cliquez ci-dessous pour découvrir les détails...

jeudi 12 mai 2016

84ème Congrès de l'ACFAS à l'UQAM - colloque 511 :­ La recherche collaborative : enjeux, avantages et limites


L’évolution du rôle de chercheur en recherche collaborative
Jean HORVAIS UQAM ­ Université du Québec à Montréal, Mélanie PARÉ Université de Montréal


Nous proposons de présenter le développement d’une recherche collaborative dans laquelle nous sommes actuellement engagés avec le Réseau Québécois des Ecoles Alternatives du Québec (REPAQ). À partir du document de référence du REPAQ « 17 conditions pour voir naître et se développer l’école publique alternative québécoise », nous avons exprimé, il y a deux ans, notre étonnement que rien n’y fut écrit au sujet des élèves à besoins éducatifs particuliers dans la mesure où l’ensemble des conditions semblaient a priori dessiner les contours d’une école inclusive. Nos interlocuteurs avaient toutefois développé puis abandonné une 18e condition sur ce thème. Ce constat a mené à la création d’un atelier sur cette condition difficile à cerner à chacune des 5 rencontres annuelles du réseau avec des enseignants, des directions d’école, des parents et des élèves du secondaire. Après une douzaine d’ateliers réunissant 10 à 35 personnes environ à chaque fois, les interventions et le rôle des chercheurs se sont orientées vers le partage de situations rencontrées dans les écoles. Divers besoins, difficultés et atouts des écoles alternatives quant au thème de l’inclusion se sont fait jour. Cette évolution a laissé émerger une demande d’approfondissement par la recherche sur les différents terrains avec ses acteurs. Notre présentation apportera une réflexion sur l’évolution et les ajustements du statut de chercheur dans un tel processus de recherche collaborative.


Sur le programme :

jeudi 17 mars 2016

14 et 15 mars 2016 : D'un Oeil Différent à l'UQAM




Très heureux d'avoir réussi cette première avec les artistes au coeur de l'UQAM.

vendredi 4 mars 2016

Forum de discussion Droits à la vie culturelle de D'un oeil différent.


La gang à Rambrou remercie Mireille Tremblay, Sylvie Gravel, Jean Horvais, Marilyne Turcot et son équipe, Mohamed Ghoul...
Posté par La Gang à Rambrou sur vendredi 4 mars 2016

Et j'ai acheté une magnifique oeuvre de Danielle Matte, intitulée : "Egypte"

Bravo à Danielle, artiste des ateliers Pie XI et des Rambrouill'Arts de la Gang à Rambrou

Posté par La Gang à Rambrou sur samedi 5 mars 2016
Forum Droits à la vie culturelle / 4 mars 2016

vendredi 22 janvier 2016

Offrir des commentaires audio aux étudiants

Inspiré par un billet de l'excellent François Jourde, j'ai testé les commentaires audio de travaux d'étudiants au Bac en Adaptation scolaire.
Il s'agissait de leurs écrits réflexifs en stage de 3ème année. Pendant leurs 7 semaines de stage, il leur est demandé d'écrire à l'issue de chaque semaine une analyse réflexive sur une problématique qu'ils ont identifiée au cours de leur activité, sur la base de leurs notes quotidiennes. C'est pour les étudiants un gros travail mais dont beaucoup s'acquittent avec intérêt par des écrits passionnants à lire pour le prof (!) et signes de la qualité de leurs réflexions. Ils explorent des thèmes comme : la relation avec les élèves, la relation avec les parents, celle avec les autres intervenants professionnels de l'école, comment susciter la mobilisation des élèves, pourquoi et comment organiser du travail en groupe, en équipe, comment affiner ma didactique en maths... Par des commentaires audio, j'ai pu prolonger le dialogue que nous avons en cours et lors de mes visites ainsi que leur en offrir une trace adressée à chacune et chacun personnellement et confidentiellement.

vendredi 10 juillet 2015

9 juillet 2015 : en visite à l'accueil de jour de St Didier sur Beaujeu

Les professionnels responsables de l'Accueil de Jour de Saint-Didier sur Beaujeu (69 Rhône, FRANCE) m'ont reçu pour une visite découverte approfondie de l'établissement. Visite guidée par les personnes accueillies dans la structure. Ambiance chaleureuse, conviviale. Et surtout, richesse des activités, de la créativité à laquelle chacun contribue selon ses désirs et ses capacités. Il y a tout d'abord la vie sociale et démocratique de la maison. Le conseil de la coopérative fait les choix d'activités que permet l'argent gagné par les ateliers (confiture, brocante... ). Tous participent aussi à une réflexion hebdomadaire sur les conditions dans lesquelles la vie commune peut être agréable à chacun et chacune. Le cahier dans lequel sont consignées les réflexions est un véritable ouvrage de philosophie pratique.

vendredi 26 juin 2015

26 juin 2015 : Université Populaire de Parents à Tarare


A l'invitation du groupe Université Populaire de Parents de Tarare (69 Rhône FRANCE) : intervention-discussion avec le groupe qui a travaillé sur le thème du handicap et de la différence.
Précédemment, nous avions dialogué par courriel. Voici mes réponses aux questions écrites du groupe:
"Être différent dans la société pour vous c'est ................? "
Il me semble important de reconnaître chacun comme "différent, ... comme tout le monde !". Simul et singulis (devise de la Comédie Française qui peut être traduite par « être ensemble et rester soi-même »)
Se sentir différent, cela peut vouloir dire se sentir stigmatisé, c'est à dire avoir intériorisé une norme sociale au point qu'elle vous donne à ressentir douloureusement cette "différence". C'est donc d'abord la norme qui s'impose et par contrepoint inflige à certaines personnes qui s'en différencient à leurs propres yeux et aux yeux des autres, une étiquette.
Faire société, cela suppose de permettre à chacun de vivre selon les marques de sa singularité naturelle et culturelle dans le respect des règles démocratiquement fixées et consenties. Cela dessine les contours utopiques d'une société inclusive.
C'est une utopie car les sociétés humaines ont toujours besoin de se définir par l'exclusion de ceux qui sont vus comme différents afin de se délimiter. Dans sa version dure, ce mécanisme se manifeste en France actuellement par le discours du FN. Dans ce discours, la différence devient stigmatisation par la production d'un jugement de valeur sur des personnes assimilées à des catégories sociales ou ethniques. Pour se rassurer les frileux, ceux qui se croient encore à l'intérieur, qui cherchent protection contre leurs peurs, désignent à la vindicte les différents. Les ayant rejetés, ils pensent pouvoir se sentir eux-mêmes protégés par la frontière de papier qu'ils croient défendre. C'est pitoyable si ce n'était tragique et le fruit d'une manipulation par des escrocs qui font leur beurre sur les peurs réciproques.

" Vous êtes vous déjà senti différent ?"
Oui... comme tout le monde !
Au sens en tout cas, où je n'ai pas l'esprit de meute, où je tente de préserver mon libre-arbitre. A ce titre, comme la philosophe Hannah Arendt, "je pense que l'on peut agir de concert et qu'on ne peut penser que solitairement." De là "la différence", qui n'exclut nullement la solidarité et l'action commune. Au contraire, elle en constitue l'aliment, la force, l'enrichissement. En physique, l'énergie est elle-même une différence de potentiel ! Il faut de la différence pour qu'il se produise quelque chose. Agir avec quelqu'un qui nous serait exactement semblable, ce serait faire équipe avec son ombre !
Cette question autour de la différence est souvent évoquée à propos du handicap. On discute à l'infini pour savoir si être affecté d'une déficience entraînant une incapacité, cette dernière constituant en contexte un handicap est ou non une différence et quel statut on doit lui donner. Cette question est largement une chimère. Chacun y projette souvent les peurs inconscientes issues du refus de sa propre vulnérabilité. Lorsque je travaille avec un élève qu'on a classé par commodité (malheureusement) dans la catégorie "déficient intellectuel" par exemple, cette déficience ne se manifeste en handicap que par "différence" avec ma propre façon de fonctionner intellectuellement. Ainsi, le handicap, c'est la situation dans laquelle nous pouvons nous trouver tous les deux lorsque nous ne nous comprenons pas. Nous sommes alors tout aussi handicapés l'un que l'autre parce que nous sommes différents. Il n'est pas plus différent de moi que je ne le suis de lui et de cette différence, il faut tirer l'énergie qui nous fera agir et réussir ensemble. Si nous n'y parvenons pas, on pourra dire que c'est autant de ma faute, moi qui n'ai pas su le comprendre, comprendre comment il comprend, que de la sienne. Et si nous y réussissons, qui pourra dire qu'il n'a pas consenti un effort aussi louable et productif que moi ?
Alors pour revenir à la question, oui, je me suis toujours senti différent parce que je sais que c'est la seule façon d'être soi et de permettre à l'autre d'être lui-même.
Aujourd'hui, le dialogue est en direct, avec une joyeuse et studieuse équipe d'animation.