dimanche 8 juillet 2012

Mon dernier message sur Laborimprobus, blog de classe 2004-2012


« Possunt, nec posse videntur » 
"Ils peuvent et ne croient pas pouvoir" 
Virgile : l'Enéide, livre V, vers 231

Chers amis de l’AGIVR,
Elèves de l’IME, familles et collègues,

J’ai tout d’abord un immense merci à vous adresser à tous au terme de huit années de travail d’  « instit » parmi vous. Huit années riches d’émotions, de belles rencontres, de projets, d’aventures même, car l’éducation et la pratique pédagogique tiennent leur noblesse de cette nécessité d’oser ensemble, sans garantie ni assurance sur les résultats, à moins de quoi tout serait réduit au plus vil dressage. Huit années durant lesquelles vous m’avez beaucoup appris. Du petit conciliabule en classe avec les élèves autour des mystères des lettres et des chiffres aux élaborations en équipe pluri-professionnelle en passant par les rencontres avec les parents, tous ces échanges et bien d’autres ont alimenté un incessant questionnement auquel fait écho la thèse[1] dans laquelle j’ai tenté de consigner quelques éléments de réponse. Autant dire que vous en êtes tous, à quelque égard, co-auteurs. Le 5 juin dernier, durant la soutenance à laquelle quelques-uns d’entre vous m’ont fait l’honneur d’assister, j’ai eu à cœur de vous rendre l’hommage que m’inspire une immense gratitude pour vous tous.
J’ai affermi dans ce travail des convictions que la pratique quotidienne avec les élèves des Grillons concrétisait. Au centre de ces convictions, un postulat : l’éducabilité. Elle n’a de limite que la difficulté de notre propre intelligence à rencontrer l’allure singulière de l’intelligence d’autrui et à entrer en dialogue avec elle.

samedi 26 mai 2012

Soutenance de thèse



Rabbi Hanina dit : 
J'ai beaucoup appris de mes maîtres, 
plus encore de mes condisciples 
et encore plus de mes élèves.
 
Ma soutenance de thèse en séance publique en vue de l'obtention d'un doctorat en sciences de l'éducation aura lieu

Mardi 5 juin 2012 à 14 heures 
Salle Elise Rivet ISH Institut des Sciences de l'Homme 14 avenue Berthelot 69007 Lyon (4e étage)
google map : http://g.co/maps/2wk9a


Devant un jury composé de 

Teresa ASSUDE, professeure à l'Université de Provence (IUFM),
Charles GARDOU, professeur à l'Université Lumière Lyon 2 (directeur de recherche),
Delphine ODIER-GUEDJ, professeure à l'Université du Québec à Montréal,
Eric PLAISANCE, professeur à l'Université René Descartes, Paris 5, 

je tenterai ce jour-là de faire partager à l'auditoire les résultats d'un travail de recherche intitulé "Qu'apprend-on en IMPro ?" (sections des Instituts Médico-Educatifs accueillant des adolescents déficients intellectuels)

J'ai cherché à apporter des éléments de réponse aux questions suivantes : 

Quelles normes, quelles valeurs, quelles visées, quelles pratiques peuvent structurer le projet d’éduquer et d’instruire des élèves échappant à la norme scolaire parce qu’ils ne peuvent en atteindre les premiers niveaux de certification du fait de leur déficience intellectuelle ? A quelles nécessités cette éducation et cette instruction répondent-elles ? Comment dessinent-elles le nouvel adulte en situation de handicap qui advient par leur truchement ?

jeudi 29 mars 2012

Initiation professionnelle en IMPro : pratiques collaboratives et pistes pédagogiques pour une école inclusive

http://laboutique.inshea.fr/boutique/fiche_produit.cfm?ref=N57&type=31&code_lg=lg_fr&num=11

• Initiation professionnelle en IMPro : pratiques collaboratives et pistes pédagogiques pour une école inclusive
Jean Horvais

Résumé : 
Le projet d’une école inclusive se doit de thésauriser et de s’inspirer de tous les savoir faire détenus par des acteurs s’ignorant réciproquement jusqu’alors. Une école qui se veut inclusive ne peut tenir pour quantité négligeable les apports d’une catégorie professionnelle – même peu nombreuse – œuvrant au sein de la pluridisciplinarité. Parmi toutes les catégories de pédagogues, les éducateurs techniques spécialisés qui assurent une initiation professionnelle aux adolescents en IMPro développent souvent un art de faire original et non normatif qui suit avec sensibilité les profils cognitifs variés de leurs pupilles. Ce sont quelques-unes de ces pratiques telles qu’ils en témoignent que nous présentons dans ce texte ainsi que des pratiques associant éducateurs techniques et enseignants.

Mots-clés :
 Apprentissages pratiques - Capacités d’abstraction - Déficience intellectuelle - Désir d’apprendre - Éducation spécialisée - Enseignement spécialisé - Formation - Institut médico-éducatif - Institut médico-professionnel - Situation de handicap.

mercredi 7 septembre 2011

lundi 25 juillet 2011

Un code de déontologie pour les enseignants... ça se discute

Je voudrais revenir sur un échange en séminaire autour du projet d'un collègue. Il a accepté de jouer le jeu d'un débat dans lequel nous ne l'avons pas ménagé. Heureusement, lui et nous savons que c'est le prix à payer pour avancer dans la réflexion. 
Pourtant, un petit caillou restait au fond de ma chaussure qui m'a occupé l'esprit tout le temps de mon retour. J'ai cherché à identifier ce qui me gênait dans l'idée d'un code de déontologie pour les enseignants. 

vendredi 8 juillet 2011

De quoi l'enseignant spécialisé est-il le nom ?

Il y a quelques jours, une collègue me demandait ce qui selon moi caractérisait les savoir-faire spécifiques de l’enseignant « spécialisé ». Peut-on considérer que ce dernier a acquis, qu’il a été formé, qu’il s’est formé en vue d’être capable de réaliser des gestes spécifiques ?
Ce questionnement concernant l’enseignant « spécialisé » renvoie immédiatement à la comparaison avec son alter ego, l’enseignant qu’on dit « ordinaire », c’est à dire, celui qui enseigne dans des dispositifs scolaires « ordinaires » accueillant des élèves « ordinaires ». Le sens commun voudrait voir dans le « spécialisé » un professionnel qui dispose d’un plus. Il en sait plus, plus finement, pour une catégorie spécifique de problèmes. On en voit bien l’usage en médecine où la spécialité circonscrit son intervention à une fonction ou un groupe de fonctions, un organe ou un groupe d’organes. Pour avoir des compétences spécifiques à ces organes et ces fonctions, la médecine occidentale en a fait des spécialités car pour augmenter la quantité des savoirs et des savoir-faire détenus par un opérateur, il faut que celui-ci renonce à l’universalité. Mais la transposition de ce raisonnement à la pratique pédagogique va-t-elle de soi ? Certainement non, dans la mesure où le public d’élèves de l’enseignant « spécialisé » n’est pas une sous rubrique du public « ordinaire » comme un organe, une fonction l’est au regard d’un organisme.

samedi 4 juin 2011

Parution : "Leur regard perce nos ombres" Julia Kristeva et jean Vanier

Kristeva, Julia. Vanier, Jean. Leur regard perce nos ombres. Paris. Ed. Fayard. 2011. p 14 

Je voudrais partager avec vous quelques reflets du cadeau que Pierre m’a fait il y a quelques jours en m’offrant ce livre co-signé par Julia Kristeva et Jean Vanier. Il l’avait acheté à mon intention à la “librairie” du colloque “Fragilités interdites” organisé par l’Arche en France les 19 et 20 février derniers à Lyon.
“Pendant plus d’un an, Julia Kristeva, psychanalyste, romancière, qui fait de son vécu de mère un combat politique pour la vie digne dans la cité des hommes et des femmes en situation de handicap, et Jean Vanier, fondateur il y a quarante-six ans de l’Arche, qui héberge des handicapés, ont échangé sous forme de lettres sur leur expérience respective” prévient la quatrième de couverture de l’ouvrage.

jeudi 5 mai 2011

Une culture partagée pour une éducation inclusive...

Il faut aller au fond des choses, jusqu'aux questions touchant aux valeurs et aux finalités de l'éducation lorsqu'on veut ensuite réexaminer et faire évoluer les pratiques scolaires et éducatives vers des pratiques inclusives. C'est à mes yeux bien plus qu'une exigence formelle. Il s'agit de l'idée que l'on se fait de ce qu'est l'être humain et du respect accordé inconditionnellement à sa dignité.
L'ambition d'une éducation inclusive ne peut s'en tenir à vouloir faire émerger des pratiques communes mises en oeuvre par différentes catégories de professionnels (essentiellement éduc spé et enseignants pour ce qui nous occupe) au sein d'une culture partagée réfugiée dans l'abri douillet des structures spécialisées ou des dispositifs ad hoc en milieu ordinaire. Si les finalités éducatives et les enjeux qui sous-tendent et structurent cette action d'éducation et d'instruction ne sont pas les mêmes pour tous les enfants auxquels on les destine, on restera dans le faux-semblant. On fera "comme si" l'école était l'école de tous alors qu'une insidieuse duperie s'installe. En dépit d'une action devenue apparemment inclusive dans ses modalités, il subsistera implicitement l'idée que certains élèves, performants, sont destinés à la noble conquête de la meilleure position sociale possible au risque d'un navrant pugilat de chacun contre tous auquel on s'est malheureusement habitué, alors que d'autres "sunt pondus inutilae terra", poids inutiles sur la terre, et ne sont éduqués que pour qu'on s'acquitte à bon compte envers eux d'un bien petit devoir moral.

mardi 3 mai 2011

TROISIÈMES JOURNÉES D’ÉTUDE INTERNATIONALES "ÉCOLE ET HANDICAP" 22 et 23 mars à Nantes

TROISIÈMES JOURNÉES D’ÉTUDE INTERNATIONALES   « ÉCOLE ET HANDICAP »

PLURALITÉS DES ACTEURS ET PRATIQUES INCLUSIVES À L'ÉCOLE

Organisées par l’Université de Nantes, l’IUFM des Pays de La Loire, l’ENS - INRP et l’Université de Provence à Nantes, 

22 et 23 mars 2011, à l’IUFM des Pays de la Loire

http://www.inrp.fr/manifestations/agenda/iiiemes-journees-ecole-et-handicap
Le "diaporama souvenir" de mon intervention !