mercredi 8 mars 2017

8 mars 2017 : inauguration D'un Oeil Différent




Le 16 mars : Visite de professeurs du département éducation et formation spécialisées de l'UQAM,  organisée par le Comité Social du DEFS. Guidés par l'artiste Marven Clerveau.

jeudi 2 mars 2017

2 mars 2017 : D'u Oeil Différent à l'UQAM (en avant-première avec les artistes)

Quel plaisir d'accueillir les amis et de passer la journée ensemble pour de belles rencontres. 
Merci à celles et ceux qui ont pris le temps d'offrir leurs touches de couleurs.


dimanche 12 février 2017

Stage 2ème année Bac en adaptation scolaire : Vous avez dit "gestion de classe" ?

Message pour le cours du 16 février sur le thème de la gestion de classe.

En préambule à tous les documents que vous pourrez consulter et dont vous pourrez faire votre profit sur le Moodle du cours et du métacours, je voulais vous dire quelques mots plus personnels sur ce thème de la « gestion de classe ».
Tout d’abord, il faut observer que l’expression est assez étrange puisqu’elle fait référence à l’action d’administrer, de gérer dans un contexte qui est le plus généralement celui de l’entreprise, concernant des valeurs financières et des marchandises. On peut alors se demander : de quoi l’enseignant est-il le gestionnaire ? Sa classe est-elle une « petite entreprise qui connait parfois la crise » ? Gère-t-il des élèves ? de la production d’élèves ? de la production de savoirs ?
Bien souvent les propos concernant la gestion de classe et même la littérature à ce sujet l’envisagent sous l’aspect de l’action de l’enseignant(e) propre à assurer ce qu’on appelait autrefois « la discipline » renommée de nos jours en « bon comportement des élèves ». Cela donne à la notion un certain élargissement qui aboutit à de belles définitions telles que par exemple : "Ensemble des actions qu’un enseignant conçoit, organise et réalise pour et avec ses élèves afin de les engager, de les soutenir, de les guider et de les faire progresser dans leur apprentissage et leur développement. » selon le Conseil supérieur de l’éducation.
Quoi qu’on y fasse et n’importe comment qu’on cherche à enseigner et à transmettre des techniques afin de former des enseignants à « la gestion de classe », la maitrise s’acquerra par l’expérience et se forgera comme style personnel. On a beau multiplier consignes et conseils, ça n’est guère plus efficace que de montrer sur la plage les gestes à faire à l’apprenti-nageur. Quitter les appuis plantaires pour se laisser porter par l’eau, personne ne peut le décréter pour autrui.

jeudi 19 janvier 2017

Conférence Educere à la faculté des Sciences de l'éducation

Chères collègues,
En vous écoutant, je pensais à l'extraordinaire désir d'apprendre de mes élèves. Désir qui peut se manifester sous des formes tellement surprenantes et à des âges tellement atypiques. Combien j'ai vu d'adolescents qui avaient été épuisés d'exercices répétitifs puis abandonnés de guerre lasse dans leur ignorance sans qu'on leur mette jamais plus d'écrits sous les yeux et qui, lorsqu'à mon arrivée dans l'établissement  la porte de la classe s'est ouverte, sont venus me signifier leur désir d'apprendre. Gens du parvis, ils s'approchaient avec crainte de ce mystère sacré de la culture humaine, mais désiraient ardemment en comprendre assez pour ne pas y rester totalement et définitivement étrangers. Et même sans parvenir à la lecture courante, le seul fait de savoir qu'il y avait un sens à cela, de distinguer les lettres de non-lettres, de savoir reconnaître voire écrire quelques mots était une immense satisfaction. Quant à la méthode... Je me souviens de Medhi et Antoine. Le premier avait réussi à rester dans les classes régulières jusqu'au secondaire en faisant sans doute très astucieusement semblant de savoir lire alors qu'il pouvait tout juste reconnaître son prénom (mystère des exclus de l'intérieur du système). Le second avait toujours été en établissement spécialisé où l'on avait décidé en raison de sa dysphasie de n'entreprendre de lui apprendre à lire que lorsqu'il prononcerait convenablement les mots. Las, quand il a eu 12 ans, on estima sans doute qu'il mobilisait trop de ressources sans aucun bénéfice et il fut abandonné à la collègue institutrice qui m'a précédé dans le poste. Cette dernière entrepris de l'initier par les syllabes et à mon arrivée il parvenait à en déchiffrer quelques unes. Toutefois, mon - ta - gne ne faisait jamais montagne. Le son ne faisait pas sens. J'ai accompagné ces deux élèves dans leur apprentissage qui prit deux ans environ en les associant comme s'ils étaient un seul lecteur. Je leur proposais toujours des textes signifiants pour eux en adaptant des BD, ou en utilisant des documentaires sur des thèmes qu'ils choisissaient. Le premier ne pouvait s'empêcher de hasarder précipitamment un mot au vu du contexte conformément à son habitude de faire-semblant. Le second avait pour tâche de vérifier la plausibilité de l'hypothèse grâce à sa connaissance de la correspondance grapho-phonétique. Petit à petit chacun adopta les manières de son compagnon et les deux parvinrent à lire. 

L'autre chose que je voudrais vous dire, et qui ira contre la conclusion du journaliste animateur, c'est que la scolarisation de ces élèves ne progressera pas parce qu'ils sont si "mignons", si méritants, si .... ou parce que leurs parents se seront épuisés à réclamer ce à quoi ils ont évidemment droit, elle progressera si et seulement si on parvient à convaincre que nous avons besoin d'eux, que la société n'est pas complète s'ils sont exclus. Pour ma part, ces jeunes m'ont tant appris et offert tant de choses que je ne peux plus concevoir de ne les avoir pas connus.

vendredi 21 octobre 2016

Lecture : Les dispositifs scolaires québécois et français offerts aux élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme

Poirier, N., & Cappe, É. (2016). Les dispositifs scolaires québécois et français offerts aux élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme. Bulletin de psychologie, Numéro 544(4), 267‑278.

Cet article appelle sans doute quelques commentaires et quelques nuances.
Il a le mérite de mettre en évidence qu'il y a encore des progrès à accomplir pour la scolarisation des élèves autistes de part et d'autre de l'Atlantique.
Pour ce qui est de la situation française, il me semble qu'il faut tenir compte des limites suivantes :
- le ministère ne recense pas les élèves selon leurs pathologies mais selon les troubles ayant une incidence sur leurs apprentissages. C'est un choix quasi éthique - louable car il vise à ne pas médicaliser l'approche - mais qui a quelques inconvénients pour sa lisibilité. Résultat : ce sont les associations qui tiennent les comptes. Elles le font en fonction de leurs intérêts, ce qui peut aboutir à quelques exagérations. Ainsi "En France, il semblerait, d’après le Collectif autisme, que 50 % des enfants avec TSA n’auraient accès à aucune forme de scolarisation." me semble à prendre avec précaution car la tranche d'âge considérée n'est pas précisée.
- le taux de scolarisation au Québec est relativement fort en comparaison dans la mesure où l'école (tous types d'écoles) est le seul lieu d'accueil des élèves. Mais nous voyons bien que la seule présence d'un enfant dans une école ne garantit pas qu'il y soit vraiment scolarisé, qu'il y reçoive un enseignement à haute valeur pédagogique à temps plein. Dans les établissements médico-sociaux français les enfants sont pris en charge par des éducateurs qui font un travail très semblable à celui que je vois dans les écoles spécialisées du Québec. Quant à ce qui se fait dans les classes d'adaptation scolaire québécoises, on peut parfois regretter que soit négligée une éducation globale propre à soutenir la participation sociale des futurs adultes au profit d'apprentissages notionnels n'ayant pas grand sens ni intérêt. Au final, ce que j'ai pu observer ici et là me donne à penser que les bonnes et les mauvaises pratiques ne sont pas si différentes ni en quantité ni  en qualité.
- la formation des enseignants : les deux systèmes sont difficilement comparables. Au Québec, tous les enseignants de l'adaptation scolaire ont un "bac en adaptation scolaire" qui les différencie d'emblée de leurs collègues généralistes. Cette prédestination est ambivalente. Elle a l'avantage de porter l'attention sur les particularités des publics scolaires mais elle a l'inconvénient d'être assez faiblement instrumentée sur les plans de la pédagogie générale de la maîtrise des savoirs disciplinaires et de la didactique. En France, tous les enseignants sont formés au niveau master 2 en tronc commun (un peu comme leurs homologues généralistes québécois) et font en cours de carrière le choix d'un poste en classe spécialisée. On peut considérer que dans leur première affectation ils ne sont pas formés mais cela est souvent largement compensé par la volonté d'y aller. Et c'est rendu à ce poste que l'enseignant(e) demande à entrer en formation spécialisée pour obtenir le CAPA-SH, formation en alternance dont il ou elle tire un profit avivé par la confrontation à une authentique situation professionnelle. C'est l'expérience que j'ai faite et ce que j'ai pu constater en observant les 28 collègues avec lesquel(le)s j'ai fait ma formation.

Rapport du Conseil Supérieur de l'Education sur l'état et les besoins de l'éducation 2014-2016

Source : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/10/21102016Article636126294953914718.aspx

mardi 27 septembre 2016

le tout nouveau site de la Structure de recherche de l'Institut universitaire en DI et en TSA

"Bienvenue sur le tout nouveau site de la Structure de recherche de l'Institut universitaire en DI et en TSA!
L’Institut universitaire en déficience intellectuelle (DI) et en trouble du spectre de l’autisme (TSA) a obtenu sa désignation en 2008. Cette reconnaissance attribuée à un établissement par le ministère de la Santé et des Services sociaux vise à mettre en place un pôle de recherche scientifique, d’expertise professionnelle et d’enseignement universitaire pour une clientèle donnée. "
En savoir plus : CLIC
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vendredi 9 septembre 2016

Article : La formation préparatoire à l’emploi des adolescents ayant une déficience intellectuelle : discours et pratiques en instituts médico-professionnels en France

Horvais, J. (2015). La formation préparatoire à l’emploi des adolescents ayant une déficience intellectuelle : ce que disent sur leurs pratiques des formateurs en Instituts médico-professionnels en France. Revue internationale de communication et de socialisation, 2(1), 21-32.

C'est là ==> CLIC! 

La Revue internationale de Communication et socialisation (RICS) est une revue interdisciplinaire et à comité de pairs. Elle sera référencée dans Google Scholar, Repères et Érudit. Elle paraît deux fois par an. Publiée en français, elle propose également des résumés traduits en anglais et en espagnol.